Revue du web du 15 novembre : taux en hausse, manipulation et mines

par | 15 Nov 2013 | Revue de web | 0 commentaires

Temps de lecture : 3 minutes

Au programme de l’or sur le web cette semaine, il a beaucoup Ă©tĂ© questions des indicateurs Ă©conomiques positifs des Etats-Unis. L’or, qui a dĂ©jĂ  du mal Ă  se redresser depuis avril, a du mal Ă  s’en remettre. Nous vous faisons part des prĂ©visions les plus pessimistes Ă  son sujet, car il est plus question que jamais de sĂ©curiser son Ă©pargne. Que son cours soit manipulĂ© ou pas, l’or physique assurera toujours ce rĂŽle. Et le Canada, qui nous prouve qu’investir dans une mine peut ĂȘtre particuliĂšrement risquĂ© en ce moment.

Cours de l’or : la chute va se poursuivre
« MĂ©taux prĂ©cieux : La chute risque de se poursuivre », titrait lesechos.fr le 14 novembre dernier. Rien d’alarmiste dans cette nouvelle, au contraire. Un cours de l’or « Ă©pouvantablement baissier », annonçait Pierre Leconte dans un mail, suivi de cette analyse :
« AprĂšs ĂȘtre passĂ©, pour la premiĂšre fois depuis le dĂ©but de son mouvement de hausse en 2002, en dessous de sa moyenne de 50 jours Ă  1.456,10 mi-avril 2013, il pourrait progressivement venir s’appuyer sur sa moyenne de 150 jours Ă  855,67 et mĂȘme Ă©ventuellement sur sa moyenne de 200 Ă  714,45. Ce qui serait conforme avec le scĂ©nario dĂ©flationniste qui revient en force ».

Forte des signaux Ă©conomiques positifs, la FED envisagerait de rĂ©duire son achat de 85 milliards de dollars d’obligations chaque mois (ABCbourse.com), ce qui redonne de la vigueur au dollar, au dĂ©triment de l’or, comme nous avons pu le constater depuis la semaine passĂ©e.

Les taux remontent, c’est plutît bon signe !
La faute Ă  qui ? Aux taux amĂ©ricain qui remontent, c’est purement mĂ©canique. C’est la politique de taux bas et de dollars faibles, pratiquĂ©e depuis l’administration Bush qui a provoquĂ© une vĂ©ritable flambĂ©e de l’or ces derniĂšres annĂ©es. L’or s’octroie une pause, c’est donc NoĂ«l avant l’heure.  Ce n’est certainement pas le bon moment de « se dĂ©barrasser » de son or mais au contraire d’en acquĂ©rir Ă  plus bas prix qu’il ne l’a Ă©tĂ© depuis des annĂ©es


Manipulation le retour ?
Si la poursuite de la baisse du cours des mĂ©taux prĂ©cieux semble justifiĂ©e au regard de la hausse des taux obligataires et (du semblant) de la reprise Ă©conomique outre Atlantique, depuis le mois d’avril et jusqu’ici, la baisse du cours de l’or n’était pas corrĂ©lĂ©e aux fondamentaux Ă©conomiques habituels qui auraient dus au contraire provoquer un repli sur l’or et maintenir un cours plus Ă©levĂ©.
D’autant que des mouvements trĂšs suspects ont Ă©tĂ© observĂ©s sur des ventes inexpliquĂ©es d’ETF juste quelques secondes avant les dĂ©clarations de la FED, des ventes massives.
Le manĂšge Ă©tait-il trop gros ? François Leclerc nous informe, sur le blog de Paul Jorion, le 11 novembre dernier, que « le LME (London Metal Exchange) est suspectĂ© par les parlementaires britanniques du Treasury select committee (
) d’abriter des manipulations des cours, et une demande d’enquĂȘte a Ă©tĂ© formulĂ©e au rĂ©gulateur Ă  ce propos (
).

Rien de trÚs neuf donc, nous vivons dans un monde qui manque cruellement de régulation.
S’il est possible de gagner de l’argent sur le dos de l’or en manipulant son cours, tant mieux pour ceux qui en profitent  mais ce qu’il ne faut pas perdre de vue, ce sont les positions rĂ©elles en or physique. Car tĂŽt ou tard, quand nous serons rattrapĂ©s par la crise, Ă©conomique ou que nous serons confrontĂ©s Ă  une faillite bancaire, heureux sont ceux qui possĂšderont de l’or physique dans leur escarcelle.

Il ne fait pas bon investir dans les mines canadiennes !
Les mines aurifĂšres ne sont pas un bon investissement, nous l’avons toujours dit. Surtout pas celles du Canada, qui vient encore d’essuyer un revers en Roumanie, en raison de la pollution au cyanure dĂ©gagĂ©es par l’exploitation. C’est ce dont nous informe Le Monde dans une publication du 11 novembre.

Les prĂ©visions de rentabilitĂ© sont plutĂŽt pessimistes pour le grand pays jusqu’en 2020 selon le magazine canadien lapresse.ca. Le ralentissement de l’activitĂ© est en partie dĂ» aux coĂ»ts d’exploitation devenus exorbitants.
Les mines, dĂ©connectĂ©es du prix de l’or, sont soumises aux mĂȘmes problĂ©matiques qu’une sociĂ©tĂ© lambda cotĂ©e en bourse. Mieux vaut investir dans l’or physique que dans une mine qui risque de fermer Ă  tout moment.

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Faure, Jean-François
Jean-François Faure. PrĂ©sident d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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